CECI N'EST PAS DE L'ART

 

 

 

 

Année scolaire 2017

   

Prochaine intervention de Françoise Maire

Françoise Maire  viendra

Jeudi 26 AVRIL 2017 de 13 h à 16h

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Ceci n'est pas (ENCORE) de l'art

 

 

 

 

Ce projet est inspiré par des remarques entendues dans ma salle de classe lors de projections d’œuvres d'art : « moi aussi j’aurais pu faire un Picasso », «  on dirait le dessin de mon petit frère à la maternelle », « Ça ne ressemble à rien », « Même ma petite sœur fait mieux », « c’est un brouillon ? », « pourquoi il expose sa poubelle ? »,«  il a renversé son seau de peinture sur la toile », «  C’est censé  représenter quoi ? », «  c'est cher ce truc bizarre ? »…

Également entendu dans le film « Intouchables », « il a saigné du nez ».

 

Il n’est pas aisé de répondre à ces remarques parfois légitimes. D'ailleurs, faut-il le faire ?

Duchamp expose un urinoir  au musée, Adel Abdessemed expose le Christ en barbelés,  Wim Delvoye tatoue les cochons, Banksi tague les murs, Jean Favre collectionne et colle les scarabées, Arman accumule les dentiers…

Les habitudes du spectateur sont mises à mal et ses préjugés souvent bousculés. Il devient difficile de déterminer  les critères qui permettent de  considérer une production comme une œuvre et dire qu'elle est « belle ».

 

 

Je propose dans ce projet artistique de lancer les élèves dans une aventure qui leur permettra de découvrir le potentiel expressif des choses et matières  qui les entourent. Nicos Hadjinicolaou a dit  « Une œuvre d’art existe en tant que telle à partir du moment où elle est regardée. »
Nous allons donc réaliser un ensemble de créations et essayer de les élever au rang d’œuvre d’art en attirant le regard du spectateur : par provocation, par amusement, par étonnement, par surprise, par la démesure, par d’autres sens...

 

3° Réalisation

 

 

Cette belle journée printanière, nous pousse à nouveau à l’extérieur. En opposition aux classiques affichages muraux des  musées, nous envisageons, une fois encore, la réalisation d'une œuvre monumentale au sol. La vue des salles de classes situées aux étages donnera sa vraie dimension à notre travail. Les silhouettes des élèves se formeront au sol et rappellerons les travaux de LAND ART  de l'artiste Andy Goldsworthy qui souhaitait inscrire la marque de son corps dans l'environnement.

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                                                  Andy Goldsworthy  1976/77

 

 

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2° Réalisation

 

Une météo de rêve nous incite à sortir travailler dehors. Notre artiste de référence est   Yayoi Kusama. Artiste japonaise dont l’œuvre se caractérise par la répétition d'un motif: le POIS.

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Nous décidons d'aller envahir un espace extérieur pour réaliser une œuvre monumentale éphémère à l'aide de farine.

    

 

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                                       Réalisation

 

 

Nous restons dans l’idée de la répétition et développons le principe de la pixelisation. Ce terme provient du mot d'origine anglaise pixel, contraction de picture element, qui est le plus petit élément composant une image vidéo numérique. Plus le nombre est élevé, meilleure est la définition. Le résultat se traduit par un effet « puzzle » à l'écran ou mosaïque.

Chaque élève exécute son autoportrait à l’aide de pixels réalisés avec son pouce. Pourquoi le pouce ? Quel meilleur moyen de faire son autoportrait que d’utiliser ce que nous avons de plus  PERSONNEL et exclusif, notre EMPEINTE DIGITALE ?

 

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